Dominique Pagani

Ateliers de philosophie

Spirale d'Archimède

Seance #1.5

Entre crise et guerre : Philosopher ?

avril 2015 - centre Goscinny, Paris

en attente

Attention à ne pas trop personnifier cette philosophie kantienne, car elle exprime le surgissement de la modernité.

Le bonheur, qui n’est pas le salut, ni la paix uniquement négative, réunit les Lumières. Une génération plus tard on passe au mal du siècle (Chateaubriand, Sénencourt).


Avant cette modernité, la réponse religieuse précédait la question maintenant le sujet n’est plus déterminé de l’extérieur mais est une petite usine.


L’empirisme mène au réalisme : le monde extérieur existe indépendamment de ma pensée.

Le rationalisme mène à l’idéalisme : ce qui est extérieur n’est que le reflet de ce qui est en moi.

La raison est pour Kant, intéressée. elle pose des problèmes à la connaissance et à l’entendement.


Les lois régissent donc toujours les phénomènes mais pas les choses en elle même.

Phénomène se dit erscheinung , ce n’est pas une apparence mais une apparition (plus actif).


Dans le phénomène, il y a le sujet mais qui s’ignore, “connais toi toi même”.

Chez Aristote, les catégories sont les prédicats les plus généraux de l’être.

Catégorie de la quantité : unité/pluralité/totalité, la totalité se déroule dans le temps et ne se voit que lorsque le processus a été achevé.

Le concept de totalitarisme est devenu une image et une représentation.


Il n’y a pas de connaissance positive du monde en lui-même mais simplement des connaissances négatives

mais c’est cette même connaissance négative qui rend la liberté possible, car le déterminisme est inconnaissable (il est en tout cas ni dans le temps ni dans l’espace).


Le critère de vérité passe de “l’esprit doit se conformer à la chose” à “la chose doit se conformer à l’esprit”

en même temps que Rousseau dit que la société doit se conformer au sujet et à la volonté générale.

Un peu avant Copernic comprend que le sujet est actif et tourne lui même.


Pour Rousseau, on ne peut comprendre l’homme sans la liberté.

La distinction science de la nature / science humaine suppose cette modernité post-kantienne.

Le sujet ne cède à rien devant ce qu’il a devant lui.

Le sujet n’est pas l’individu, le singulier, le particulier.

l’individu est indivisible.

Certains disent que toute la philosophie d’Aristote a consisté à donner un statut ontologique à l’individu.


Kant nous dit qu’on est toujours dans l’action, voir une chose c’est déjà lui conférer un certain statut.

Avant Freud, on regardait le malade avec le point de vue positiviste qui consiste à dire que c’est une machine qui grince, insensée.

Freud renverse cela et lui tourne le dos et écoute ce qu’il ne dit pas pour restituer son sens.


Kant a révélé l’activité du sujet mais sa limite réside de ce que ses à priori viennent d’un sujet sans histoire.

Il y a intemporalité de la connaissance, il n’y a pas d’histoire, et le sujet n’a pas de contenu.

Cette abstraction va titiller les post-kantiens.

Kant a vu qu’il y avait la liberté et le sujet, mais n’a pas augmenté la connaissance du sujet et des sciences humaines, seulement celle de la nature.